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      Billet 4 sur 20
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      31/08/2007 - 4La Navarre et les Navarrais 1
      lLa Navarre, une fois que l'on a passé les Pyrénées, c'est la première autonomia (région) que l'on traverse. Premières ampoules aux orteils, donc j'évite de marcher sur cette partie-là du pied : je compense et du coup je me fais mal à la cheville !

      Moi qui étais partie sans bâton de pèlerin, je récupère un vieux tronc de saule pour grimper la colline del Perdon..OK j'ai l'air d'un vieux sage ou d'un druide, le problème c'est qu'il est bien trop lourd ! J'achète avec plaisir mon bourdon à Puente La Reina, tout simple, léger, en châtaigner. Je m'en sers surtout pour monter les côtes et pour freiner dans les descentes ; sur le plat je le tiens à l'horizontale et il se balance d'avant en arrière au rythme de notre marche. J'aime bien le son que rend son bout ferré, sur les pavés des ruelles le matin en partant, dans les gravillons l'après-midi, ou étouffé dans l'herbe ou dans la poussière.

      Mon ombre

      Le hic c'est que je m'étais préparée -psychologiquement- à grimper à Roncevaux, brieffing total, étape atteinte, bien ! Tout dans l'tibia comme on dit par chez moi..Mais je ne pensais pas que j'aurais autant tiré la langue pour le jour suivant.!.Pourtant, 26 km, une fois qu'on a terminé le camino, ça se fait comme une fleur ! Là, j'avoue que l'arrivée à l'albergue (le refuge) de Larrasoana s'est fait désirée.

      Je suis tombée sur mon lit toute habillée et je me suis endormie jusqu'à 18h ! Même que c'est la Jefa qui a lavé mes chaussettes..Ah là là Innocent

      Albergue Larrasoana

      C'est le lendemain qu'on est arrivé à Pampelune, en plein dans les fêtes de la San Fermin ! Ambiance assurée >> voir l'album photos "TORO TORO"

      Des peregrinos malins ont réussi à arriver pour 8h du matin, au moment de l'encierro, le lâcher de taureaux..En bonne gauloise que je suis, je ne peux que me dire devant un tel spectacle defiant la raison et la mort :

      "Ils sont fous ces espagnols ! "

      Toro

      Les télés dans les bars passent en boucle les téméraires (ou inconscients?) qui courent à tire d'aile au-devant des taureaux lâchés à pleine vitesse. On dirait que le bout de leurs espadrilles blanches ne touche pas le pavé. C'est rouge sang, blanc, noir, ça crie, ça pue la pisse, ça boit du vin, les toros bravos glissent dans le virage et sont les 4 fers en l'air, même un père emmène son fils de 10ans dans la course effrenée..Le cher Saint Firmin doit se retourner dans sa tombe ! ou bien encourager les coureurs..Des pages entières dans les journaux font le décompte des entorses, foulures, luxations ou coups de corne reçus, et les blessés ont eu l'honneur d'être frôlé par l'asta (la corne) du taureau Untel de tel troupeau, il a sa photo dans le journal, la gloire du jour au bout de sa perfusion !

      Accrochez-vous, il y a la vidéo de l'encierro du 9 juillet sur le site suivant :

      http://videos-encierros.sanfermintv.com/video-encierro-san-fermin-dia-9-julio-pamplona.php

       

       

       


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      31/05/2008 - Commentaire sans titre
      Publié par Anonymous
      cool le voyage

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